Camargue…
"Demain, ça sera bien" won the Best European Short Award at Ghent Film Festival!!
Good news continue to come for Pauline Gay’s short film “Demain ça sera bien”. After its selection in Director’s Fortnight in May, the film has just won the Best European Short Award in Ghent Film festival! #Proud :)
First (in fact second, the first one burnt) try with my handmade matchbox camera!
A few pictures from Ferria in Nîmes and and few along the road…
Really need a tripod but enjoy the soft focus :)
Café du centre
Choranche, le 09/09/2011.
Je connaissais St Jean en hiver, village désert où j’avais pu mangé un excellent gratin de ravioles l’année dernière. Aujourd’hui je le découvrais sous un lourd soleil de fin d’été, assailli par les touristes venus admirer les maisons en suspsension classées au patrimoine. Au volant de ma voiture, je me hissais donc hors de la rue principale essayant tant bien que mal d’écraser le moins de pieds possible et m’enfuiyais un peu plus profondément dans la montagne pour atteindre le village suivant. Choranche, connu dans la région pour sa grotte située 3 kilomètres plus loin, est pour le coup on ne peut plus désert. Point d’architecture suffisamment originale ici pour faire venir la colonie croisée plus bas.
Assoiffé, j’aperçus dans le prolongement de la route, tel un mirage, une façade de bar. Je trouvai sans difficulté une place à l’ombre au milieu de quelques voitures poussiéreuses puis d’un pas volontaire je tentais de retrouver le lieu de mes désirs, le “Café du Centre”. Un rapide coup d’oeil à l’intérieur suffit à m’intriger. La porte entrouverte donnait sur une pièce sombre, sans lumière, au milieu de laquelle trônait fièrement une table, une seule, couverte d’une toile cirée. Sur la gauche, un petit bar en inox, peu raffiné. Puis, immobile au fond de la pièce, légèrement recroquevillée, une vieille dame m’observait silencieusement. Je fis deux pas en arrière puis décidai finalement d’entrer.
Je me retrouvais seul au milieu de la pièce dans l’attente d’un sirop de cassis, choix hasardeux après avoir appris la rupture de stock de mon nectar favori. Un silence pesant régnait dans la pièce et la vieille dame m’apporta mon sirop sans autre bruit que son pas fragile. Elle me dit qu’elle ne voyait plus personne. J’étais certainement son premier client de la journée et certainement le dernier… L’un comme l’autre nous forçions à entretenir la conversation, gêné pour ma part de la situation, gênée quant à elle probablement de ne pas pouvoir m’offrir l’ambiance qui régnait dans les lieux il y a quelques décénies à peine. Il est des lieux qui meurent bien avant leur propriétaire, impuissant. Ce “Café du centre”, malgré son nom, en fait parti. Accrochés sur chacun des quatre murs, des souvenirs glanés au fil des ans, tels des trophés régulièrement dépoussiérés qui nous donnent l’impression de pouvoir ralentir le temps qui passe. Le bruit de l’horloge - il y en a même deux, est étonnamment fort. Le hasard voulut que je me promenais dans la région pour tester mon nouveau sténopé fabriqué à partir d’une petite boîte d’allumette. Je proposais donc à mon interlocutrice, au milieu de deux vols de mouches, de prendre une photo. Avec le sténopé, vu la pénombre dans laquelle nous nous trouvions, il faut bien compter une minute trente de temps de pose ce qui, croyez-moi, semble extrêmement long dans une telle situation. Le silence mettait soudainement à nu peines et solitudes. Je n’ai absolument aucune idée de ce qui sera ou non imprimé sur ma pellicule. Mais une fois la pose terminée, étouffant sous la détresse, je décidai légèrement honteux de continuer ma route. Au moment de payer, elle me sourit et me dit qu’elle m’offrait mon verre, sincèrement. Cette vieille femme ouvrait son café chaque jour à des heures régulières, dans l’espoir d’une nouvelle rencontre.
Au volant de ma voiture, je pénétrais ensuite dans l’une des gorges du Vercors. De chaque côté de la route, la montage se dressait au-dessus de moi, tels les deux yeux de cette vieille dame immobile au fond de son café.
an overview of Creta. august 2011.
London Breed
I’m back in Paris, in the stinky metro network and the never-stop-criticizing world!
This short week in London was really nice. While meeting lot of nice people for work, I discovered the city with innocent eyes, really seduced by this busy and mixed atmosphere…
A poem displayed inside the Dckland London Museum, by Benjamin Zephaniah:
“I love dis great polluted place
Where pop stars come to live their dreams
Here ravers come for drum and bass
And politicians plan their schemes,
The music of the world is here
Dis city can play any song
They came to here from everywhere
Tis they that made dis city strong.
A world of food displayed on streets
Where all the world can come and dine
On meals that end with bitter sweets
And cultures melt and intertwine,
Two hundred languages give voice
To fifteen thousand changing years
And all religions can rejoice
With exiled souls and pioneers.
I love dis overcrowded place
Where old buildings mark men and time
And new buildings all seem to race
Up to a cloudy dank skyline,
Too many cars mean dire air
Too many guns mean danger
Too many drugs means be aware
Of strange gifts from a stranger.
It’s so cool when the heat is on
And when it’s cool it’s so wicked
We just keep melting into one
Just like the tribes before us did,
I love dis concrete jungle still
With all its sirens and its speed
The people here united will
Create a kind of London breed.”
Probably the most beautiful film this year… !
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